Dossier aménagement du Centre Ville

Les défibrillateurs Sucyciens sont toujours aussi peu visibles,

malgré un centre-ville en cours de réaménagement.

 

Sur le site web de la ville, nous les trouvons à l’adresse suivante:
http://www.ville-sucy.fr/Ma-ville/Infos-pratiques/Defibrillateurs
alors que nous les cherchons plutôt à cette adresse:
http://www.ville-sucy.fr/Solidarite/Annuaire-medical2
Il n’existe, à priori aucune indication au niveau de la signalisation routière, comme c’est le cas dans de nombreux pays étrangers.
Pas d’indication non plus sur les panneaux lumineux de la ville pourtant visibles par tous les passants.

Aucune information  sur la possibilité d’y accéder ou non

24h sur 24 et 7 jours sur 7 !

 

À l’approche de l’hiver et de l’aggravation prévisible de quelques gros problèmes de santé,
il serait utile d’y remédier .

   Du chocolat qui agrémentera les fêtes de Noël?

 

En effet, voyez ci dessous l’ouverture imminente de la future chocolaterie déjà annoncée:

Les joueurs de pétanque sont au repos forcé…

Leur terrain de jeu est en cours de transformation pour abriter les prochaines fêtes foraines.
Espérons que quelques arbres déjà anciens y survivront!

Concernant la Métairie de Sucy déjà restaurée en 1991

et prochainement transformée en chocolaterie, Sucy Demain souhaiterait savoir si la

réglementation concernant l’affichage de travaux en cours est respectée?

Fortes chutes de neige ininterrompues, ce mardi 6 février. C’est une évidence…

 

La neige continue de tomber toute la journée et toute la nuit…

Le lendemain: mercredi 7 février, le centre aéré est fermé ce qui est logique.
En conséquence, les enfants sont dispatchés dans les écoles.
Tout cela, c’est logique et c’était prévisible.

 

À ce moment là, il faut prévenir les parents d’aller chercher leurs enfants dans les écoles car ils ne sont pas informés !

Grande source d’angoisse et de fatigue pour des parents ayant eux-mêmes de grandes difficultés à se déplacer pour rentrer de leur travail ce jour là!
Ce qui aurait dû être logique dès le mardi soir pour l’équipe responsable de la sécurité des élèves ne l’a visiblement pas été !

 

Cette absence totale d’anticipation dans la chaîne de responsabilité à Sucy-en-Brie a inquiété de nombreux parents d’élèves…
suscitant de nombreuses interrogations concernant la sécurité des personnes et l’organisation des secours éventuels lors de phénomènes climatiques perturbant la vie quotidienne.

 

Pourtant, l’équipe municipale se réunit régulièrement afin de planifier

 

avec le plus grand soin,  les projets concernant l’avenir de notre centre ville.
Récemment, le Conseil Municipal du 15 Octobre 2018, a principalement permis la désaffectation et le déclassement du domaine public communal du terrain d’emprise du Lot A.
 (Lire pour davantage de précisions: la DELIBERATION N° 2018-159 ici).

Facture Chocolat! … pour les contribuables Sucyciens…

Il y a environ 6 ans, la métairie du château de Sucy-en-Brie a fait l’objet d’un projet de transformation en restaurant gastronomique.
Ce projet a été abandonné face à l’opposition de certains élus .
Ce bâtiment historique a donc continué à abriter un musée concernant la vie d’autrefois à Sucy.
Or, pendant le mois de juillet 2018 , quelques Sucyciens étonnés ont pu observer le brutal transfert des objets abrités jusque-là dans la métairie.

 

La réunion du Conseil Municipal du 15 octobre a permis, après un pseudo débat concernant le devenir de la métairie, de voter pour en faire un formidable cadeau à un commerçant (chocolatier de Saint Maur), « qui est tombé amoureux de ce bâtiment  » (selon le propos de notre maire).
Les travaux d’agrandissement comme la véranda et la chape de béton sont aussi un cadeau payé avec l’argent du contribuable (au moins 170 000 euros ?!).
Les explications de notre maire concernant le rapide déménagement du musée en plein été et cet empressement à « offrir » à un futur chocolatier ce local, n’ont convaincu que les membres de son équipe et notre collègue écologiste.

Ci-dessous un aperçu des travaux en cours débutés avant même la signature du bail et déjà bien avancés…

Un peu plus loin dans Sucy du côté du Parc Omnisport et un peu plus tard dans cette même belle journée …

 

Un Sucycien qui souhaiterait profiter des derniers rayons du soleil verrait tout d’abord sa voiture freinée par la brigade équestre encombrant la chaussée juste devant son véhicule.
Un long moment après, ayant enfin atteint le Parc , se réjouissant de respirer l’air pur et d’entendre le chant des oiseaux, il serait contraint de subir l’improbable course d’une voiture de la police municipale, tournant en rond toute seule, accompagnée de ses odeurs d’essence et de son bruit.
Sans doute le résultat d’une erreur de planning prévoyant la présence de la voiture sur la route et celle de la brigade équestre dans le parc.

Dans le but d’une meilleure gestion, pouvons-nous suggérer l’octroi d’ânes pour les policiers municipaux

quand ils circulent dans le parc.

En effet ces sympathique animaux réclament moins d’entretien que les chevaux et les voitures.

Leurs services sont appréciés par les touristes en Grèce notamment.
Le niveau de l’eau paraissant en baisse suite à une probable sécheresse, devrait néanmoins suffire pour leur boisson.

Au cœur du parc Montaleau, régulièrement fréquenté par les jeunes enfants

de l’école voisine à la sortie des classes, en ce mois de septembre:
Un bassin-poubelle récupérant toutes sortes de détritus, de matériaux divers potentiellement dangereux tels que verres ou plastiques, s’est durablement installé.
Probablement un petit paradis pour la reproduction des moustiques !

Un nettoyage urgent s’impose, de manière à maintenir la propreté de la ville et protéger la santé de ses habitants.

Quand pourrons-nous l’observer?

C’est ce samedi 9 juin qu’a été posé un morceau de charpente de la future crèche départementale,

au Plessis Trévise.

 

 

Constituée en mélèze clair respectueux de l’environnement et rapide à assembler, elle accueillera sur 815 m2: à la fois des enfants de cette commune et de Chennevières-sur-Marne, à raison de respectivement 40 et 20 berceaux.
Son ouverture est prévue au deuxième trimestre 2019.

 

Monsieur Didier Dousset, maire Modem du Plessis, était accompagné de notre députée de la 4ème circonscription du Val de Marne,

Madame Maud Petit lors de la cérémonie .

Les trois prochaines nouvelles crèches sont prévues à Champigny-sur-Marne, Chevilly-Larue et Orly.

Nous reproduisons ci dessous les courriers de nos lecteurs:

Bonjour,

Pour ce qui concerne la dernière enquête publique, nous avons constaté que dans sa publication des observations du public,  la Mairie n’avait publié que les pages impaires.
Ce qui permet d’éliminer des passages gênants.

Pour ce qui concerne le parking souterrain JMP, le permis de construire figurait sur le tableau d’affichage en Mairie.
Nous l’avons consulté.
Mais il n’y pas d’affichage sur le terrain qui est pourtant le point de départ du délai de 2 mois pour les éventuelles contestations.

Effectivement un bungalow a été créé bien que le permis de construire du « Clos Sévigné  » ne soit pas encore délivré.
Ce début de semaine il n’était même pas inscrit dans les PC à l’instruction !

Pourtant des invitations du groupe Pierreval ont été distribuées pour :
– convier d’éventuels acquéreurs à une petit déjeuner demain 7 avril de 10h à 12h à l’espace JMP ;
– puis pour une rencontre à partir de 14h dans le bungalow de vente.

Nous avons même vu circuler des vélos remorquant un grand panneau publicitaire monté sur 2 roues à l’arrière.
Les 2 cyclistes avaient beaucoup de difficultés pour manoeuvrer et garder l’équilibre.
Nous doutons que cet équipage soit conforme au Code de la route!

Cordialement.

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Bonjour ,

Pour le centre de SUCY :

– 1 – je constate que les travaux de rénovation du centre ville ont débuté. Le parking souterrain devant l’espace JMP est engagé …. MAIS  AUCUN  PERMIS de construire n’est affiché (ce qui est obligatoire et rallonge d’autant le délai de contestation … un constat d’huissier est toujours recommandé pour « bloquer » la date de départ de la contestation possible)

– 2 – que malgré les nombreuses réunions dites de « concertation » sur le centre ville, un kiosque de vente des appartements envisagés près de la Médiathèque – sur parking devant Nicolas – s’ouvre ce samedi 7 avril à 14 h. Là encore, aucune information préalable ou officielle (permis de construire, constructeur etc..).

Encore un dossier à suivre !

 

Dernière fête foraine de février après plus d’un demi-siècle de tradition?

Bientôt, il faudra proposer à ces travailleurs un autre espace pour gagner leur vie à Sucy…car les travaux de l’esplanade vont interdire leur implantation.

 

Quelles solutions de rechange peuvent -ils accepter?

Aucune réponse satisfaisante pour résoudre ce problème n’avait été trouvée du temps de l’équipe municipale de Monsieur Poirier.

 

Aujourd’hui, leur a -t-on demandé leur avis?

Nos trottoirs sont sablés tôt ce matin du 6 février pour éviter les chutes!

Merci à ces courageux travailleurs, car en période de neige ou de verglas:

un trottoir non-entretenu peut s’avérer extrêmement dangereux pour les piétons, occasionnant chaque année en France de nombreux décès, en particulier pour nos aînés.
Dans le but d’optimiser les travaux du centre ville à venir, les techniciens de la voirie pourraient observer le sneckdown, largement diffusé via les médias sociaux.

Un sneckdown (ou neckdown) est effectivement une extension de trottoir causée par des chutes de neige. Une forme naturelle d’apaisement de la circulation, les sneckdowns montrent où une rue peut être réduite, pour ralentir les vitesses des véhicules à moteur et raccourcir les distances de passage pour piétons. Inventé par le fondateur de Streetsblog, Aaron Naparstek, le terme est apparu sur Twitter à partir du 2 janvier 2014.

Au vu de l’espace réellement utilisé par le trafic automobile, les trottoirs pourraient être élargis, et un refuge pour piétons créé entre les deux voies.

Parfois, les rares véhicules qui roulent dans la rue se contentent du milieu de la chaussée, et décrivent une courbe qui permettrait amplement d’élargir le trottoir, sans même enlever des places de stationnement.
Et nous observons sur la voirie, des espaces volontairement neutralisés, barrières ou obstacles  en béton, coussins berlinois inutiles, alors qu’ils pourraient être utilisés pour élargir un trottoir, par exemple.

Habitez-vous en zone inondable à Sucy-en-Brie?

C’est le premier risque naturel dans notre pays.

 

Ce danger a été bien souvent négligé dans de nombreuses communes françaises par les propriétaires, mais aussi les communes, les promoteurs ou même les notaires, bien que tous avertis du risque existant, les abords d’un cours d’eau étant recensés par les documents d’urbanisme comme étant en zone à fort risque d’inondation.

 

Vous pouvez consulter ci dessus la carte du Plan de Prévention des Risques d’Inondation de la commune de Sucy-en-Brie.

Si vous pensez habiter sur un terrain concerné, prenez connaissance des dispositions préventives à connaitre afin de préserver vos vies ainsi que vos biens les plus précieux.

 

Ci-dessous, nos voisins Cristoliens rivalisent déjà d’ingéniosité pour tenter de sortir de leur maison lorsqu’ils ne possèdent pas de barque…

Vous pouvez observer: Monsieur le Maire de Créteil Laurent CATHALA, sur le pont, guidant les opérations de secours et de protection envers ses administrés.

 

En effet, la plus grande prudence s’impose, étant donné la force des courants.

Encore quelques kilomètres plus loin, les Parisiens ont réussi à accéder à d’autres ponts, sur lesquels ils se promènent tristement…

En 2008 déjà, notre groupe étudiait  la possibilité d’une patinoire afin d’égayer l’hiver Sucycien…..

Cette idée ayant visiblement été appréciée par notre Maire en ce dernier Noël, nous publions ci dessous des suggestions supplémentaires… Nous espérons qu’elle seront sources d’inspiration pour l’équipe  municipale afin d’offrir aux Sucyciens de sympathiques activités qui mettront en valeur la richesse culturelle et patrimoniale de notre Ville…
…déserte en ce triste début d’année 2018….
« Tous Ensemble Pour Sucy »
Elections municipales des 9 et 16 mars 2008.
Promouvoir le pluralisme culturel dans la programmation de la salle des fêtes.
Créer des manifestations populaires, notamment un « thé dansant » le dimanche à la salle des fêtes, avec un service de transport pour les personnes âgées.
Créer des animations à thème: festival du cirque, festival de jazz en plein air, fête de la musique, soirées roller mensuelles, patinoire de Noël, fête de quartier, fête de rue, cinéma de plein air, fête du livre…
Organiser les rencontres « les talents de Sucy ».
Créer un syndicat d’initiative.
Créer un événement inter-communautaire: les jeux de la communauté d’agglomération du Haut-Val-de-Marne ou fête traditionnelle comme le Palio de Sienne.

Ci-dessous le courriel d’un lecteur particulièrement intéressé par le projet du Centre-Ville.

Bonjour,

Je découvre avec intérêt le dernier numéro de Sucy demain.
Mes compétences urbanistiques ne me permettent pas de saisir la totalité du projet d’aménagement proposée par l’équipe municipale, mais il est vrai que je redoute les années qui viennent car je suis intimement persuadé de l’inadaptation de ce projet en l’état actuel aux besoins des habitants.
Quelle est la finalité de ce projet?
Cependant, je tiens à féliciter l’équipe rédactionnelle pour la qualité de son travail, même si celui ci est parfois un peu « mystérieux »  pour les non initiés aux subtilités de l’urbanisme.
Mais son principal mérite est d’être argumenté et chiffré .
Alors bonne route et j’espère que la concertation entre les différentes équipes partie prenante de ce projet permettra d’apporter à Sucy un centre ville où il fera bon vivre et circuler.

P.S: si j’ai bien compris un point du projet: la population intra-muros devrait augmenter de manière significative.
Est ce que cette augmentation a été prise en compte dans les équipements municipaux (voirie, traitement des eaux usées, médiathèque,…par exemple)?
Autrement dit, est ce que même avec les aménagements prévus, la ville de Sucy sera capable d’absorber ce surplus de population auquel s’ajouteront  les «nomades » qui matin et soir transitent par Sucy pour rejoindre lieux de travail et d’habitation?

Nouvelles observations de Sucy Plus:

nous vous invitons à lire ci-dessous deux dépositions au cahier d’enquête ZAC du Centre Ville.

Elles démontrent des éléments particulièrement choquants, notamment sur le montage financier de la ZAC .

 

-PREMIÈRE DÉPOSITION:

ENQUÊTE  PUBLIQUE

DOSSIER RÉALISATION – ETUDE D’IMPACT 

ACTUALISÉE ZAC DU CENTRE VILLE

 

Dossier de Réalisation :

Suivant les modalités prévisionnelles de financement, il serait prévu un budget de 7 649 004 € TTC pour le foncier.

La participation de la Ville consisterait en l’apport en nature de 3 parcelles AE 777, AE198,  AE 199, ainsi que des emprises de voiries et des emprises sur les parcelles AE 194, AE 205, AE 785, AE204, AE 200 nécessaires à l’opération d’aménagement.

 

La  valeur  vénale  de  ces  parcelles  et  emprises  aurait  été  évaluée par France Domaine à 1 185 400 €.

 

Les limites de ces emprises cédées à l’aménageur ne sont pas représentées sur les plans figurant aux dossiers. Il est donc difficile de juger de leur superficie réelle.

 

Il est cependant possible de déterminer la surface occupée par l’emprise au sol des bâtiments à réaliser sur ces emprises et celle des très petits espaces verts y attenant.

Il s’agit des bâtiments A, B et E.

 

Pour ce faire nous avons scanné le plan masse général 2017 puis nous l’avons intégré sous Autocad afin de le mettre à l’échelle en l’appliquant sur un fichier cadastral numérique à l’échelle réelle.

Pour l’emprise du bâtiment A et de son petit espace vert nous avons trouvé une surface d’environ  1157 m².

Pour l’emprise du bâtiment B et de son petit espace vert nous avons trouvé une surface d’environ  2130 m².

Pour l’emprise du bâtiment E et de son petit espace vert nous avons trouvé une surface d’environ 1400 m².

Pour le bâtiment D il est cédé la surface des trois parcelles soit 526m² auxquels il faut ajouter environ 700m²  pris sur la surface de la parcelle du marché.

 

La surface minimum cédée serait donc d’environ : 1157 + 2130 + 1400 + 526 + 700 = 5913 m²

 

La valeur vénale de 1 185 400 € semble bien faible pour une  surface minimale d’environ 5913m² située en plein centre-ville à proximité de tous les commerces et de tous les services.

 

Nous pouvons la comparer avec celle de la vente des terrains  de l’ancien commissariat et du bâtiment des instituteurs.

Suivant les informations reçues lors d’un Conseil Municipal ces terrains d’une surface de 6800 m²  (6616 m² suivant cadastre) auraient été cédés pour 5 400 000 € soit à 794 €/m².

 

A ce tarif la valeur de la surface minimale cédée en centre-ville serait de 5913 x 794 = 4 694 922 € ce qui est très loin des 1 185 400 € annoncés qui alors ne représenterait que  le quart de la valeur réelle.

 

Comme ce sera probablement le cas, si la surface cédée s’avérait supérieure à la surface minimale que nous avons calculée, l’écart entre la valeur vénale annoncée et la valeur réelle s’accroîtra d’autant.

 

Ce qui n’est pas étonnant puisque le budget acquisition est estimé à 7 649 004 € TTC alors qu’il ne reste à acquérir que 4 maisons de ville vétustes (deux de R+2 et deux de R+1) et la parcelle de la Poste.

 

Dans ces conditions, l’opération « Centre Ville »serait une très mauvaise affaire pour les Sucyciens puisque cela se rajouterait aux effets négatifs  générés par la ZAC notamment sur le stationnement, la circulation et par voie de conséquence sur l’avenir du marché et du commerce.

 

Les autres chapitres du dossier de réalisation n’appellent pas de remarques autres que celles que nous avons exprimées lors de la précédente enquête.

Nous ferons part de nos remarques sur l’étude d’impact actualisée avant la clôture de l’enquête.

 

Pour Sucy Plus le 23 novembre 2017, le Président Jean-Claude BOURGEOIS.

                                                                                                    

-DEUXIÈME DÉPOSITION:

ENQUÊTE PUBLIQUE DOSSIER RÉALISATION – ETUDE D’IMPACT 

ACTUALISÉE ZAC DU CENTRE VILLE

 

Etude d’impact actualisée :

Sur le périmètre et la superficie de la ZAC :

La superficie de la ZAC n’est donnée qu’à titre indicatif environ 7,1 hectares.

Cependant deux tableaux figurent dans les dossiers.

 

L’étude Burgeap à la page 10 présente un tableau de « l’occupation du site»  où figurent les parcelles cadastrales, les propriétaires, l’occupation, l’adresse et les surfaces.

Si nous totalisons les surfaces concernées nous n’arrivons qu’à une surface de 55 928 m².

Si nous ajoutons les parcelles AE 198 et 777 qui ont été oubliées nous n’arrivons qu’à une superficie de 56 102 m².

 

L’étude d’impact actualisée produit à la page 18 un « tableau des surfaces impactées par la ZAC du Centre Ville ».

Si nous additionnons les surfaces, nous arrivons bien à une superficie de 7,1 hectares.

Mais nous constatons que la liste des parcelles comporte des parcelles hors périmètre de la ZAC qui ne sont donc pas concernées. Il s’agit notamment les parcelles AH 333, 342, 347, 358, 339, 199, 376 (tour n°2 de la Cité Verte), 401 (Tours 3 et 4 de la Cité Verte), 405 etc.

Quant au périmètre de la ZAC : l’esplanade arrière du château de Sucy est tantôt dans la ZAC,  tantôt hors ZAC  ou tantôt délimitée par un trait en tireté et non en trait plein continu.

 

Tout cela demande donc à être précisé.

 

Sur le futur emplacement de la Poste :

Suivant la page 24 de l’Etude Historique la Poste serait relocalisée au niveau du Monoprix.

Mais suivant la page 82 de l’Etude d’Impact actualisée la Poste serait relocalisée dans le lot A

(bâtiment à construire Place Nationale).

 

Le futur emplacement de la Poste est un point essentiel du projet. Nous demandons que cela soit précisé.

 

Sur les Espaces Verts :

Suivant la page 36 de l’Etude d’Impact actualisée :

« Enfin, le projet présenté pour avis en 2015 prévoyait un réaménagement des espaces publics et paysagers au droit du site à travers la création d’environ 26 000 m² de surfaces vertes. Cette donnée reste identique en 2017. »

Le tableau situé à cette même page confirme que la ZAC comportera 26 000m² d’espaces paysagers.

 

A la page 199 du même document la notion « d’espaces paysagers » est précisée.

« De manière  générale, le périmètre de la future ZAC du Centre Ville compte actuellement environ 10 751 m² d’espaces paysagers  comprenant  espaces perméables et imperméables.

Dans le cadre du projet, cette surface passe à environ 26 000 m². »

 

Cette superficie de 26 000 m² ne peut être tantôt une surface d’espaces verts, tantôt une surface incorporant des surfaces perméables et imperméables.

 

Nous espérions que le tableau du « bilan des surfaces avant/après projet » figurant à la page 200 nous éclairerait.

Effectivement, si nous additionnons les surfaces de pelouse, de massifs végétation, de sol minéral dallage, de parkings revêtement imperméable, de stabilisé nous arrivons bien à une surface de 10 751 m² pour l’état initial et une surface de 26 498m² pour le projet.

 

Dans ces conditions, prétendre que la ZAC prévoit « la création d’environ 26 000 m² de surface verte » est mensonger à deux titres : au titre de « la surface véritable d’espace vert » et au titre de l’utilisation du mot « création ».

 

En effet la majorité de ces espaces verts existaient déjà, et dans ce cas il n’y a  pas création mais amélioration de l’existant.

 

Suivant le tableau précité, la surface d’espaces verts (pelouses + massifs végétation) de l’état initial serait de 4 115 m² et celle de l’état projet de 11 319 m².

Il en ressortirait une augmentation de la surface d’espaces verts de 7 204 m².

 

Mais les surfaces des pelouses et des massifs figurant à ce tableau sont erronées et de mauvaise foi.

 

En effet, suivant ce tableau la surface de pelouse et de massifs de l’état initial autour du conservatoire de musique serait égale à 0 m² et celle de l’état projet de 5 686 m².

Soit une différence de 5 686m².

 

Il suffit de se reporter aux deux plans figurant à droite de ce tableau pour constater qu’il existe actuellement une importante surface de pelouse et massif autour du château de Sucy.

 

Pour avoir une idée de la réalité de ces surfaces, nous avons scanné ces deux plans puis nous l’avons intégré sous Autocad afin de le mettre à l’échelle en l’appliquant sur un fichier cadastral numérique à l’échelle réelle.

Nous avons mesuré les surfaces d’espaces verts autour du château de l’état initial et de l’état projet.

Nous avons constaté que la surface d’espaces verts de l’état projet était supérieure d’environ 500 m².

Nous sommes donc très loin des 5 686 m² figurant au tableau.

Sur la surface totale des espaces verts dans le périmètre de la ZAC nous avons constaté que celle de l’état projet était supérieure d’environ 700 m².

 

La création de surface d’espaces verts serait donc d’environ 700 m² ce qui est très loin des 26 000 m² annoncés et des 7 200 m² d’espaces perméables supplémentaires figurant au tableau.

 

Sur l’imperméabilisation :

A la page 199 il est précisé :

« La comparaison des surfaces imperméabilisées actuelles et celles de projet d’aménagement sur le Centre Ville révèle une différence d’imperméabilisation de l’ordre de 4 507 m² supplémentaires (comprenant sol minéral de type dallage et revêtement des parkings imperméable). »

 

Si nous additionnons ces types de surfaces figurant au tableau de la page 200 nous trouvons une augmentation de l’imperméabilité de 8 542 m² et non de 4 507m².

De plus, ce chiffre est contestable.

En effet, il comptabilise les surfaces des parkings recouverts de stabilisé comme des surfaces imperméables alors qu’un revêtement en stabilisé peut être perméable ou semi-perméable.

Ainsi le tableau ne comptabilise que la surface de parking réellement imperméabilisée diminuée de la surface en stabilisé.

 

Cela a eu pour effet de diminuer encore la surface d’imperméabilisé de 6 004 m² qu’il faut ajouter aux 8 542 m² précédents.

 

Toutes ces erreurs ne sont peut-être pas étonnantes de la part d’un auteur qui précise page 264 : « aujourd’hui plus d’un tiers du site est recouvert d’espaces verts (environ 20%) ».

Il y a des notions de mathématiques qui se perdent …

 

Sur le logement social :

A la page 163 nous sommes informés que : « La Ville de Sucy ne remplit pas les objectifs prévus par la loi Dufflot 1 et est soumise à rattrapage en matière de logement social.                                                                                             

Afin de participer à cet effort, environ 20% de logements sociaux seront prévus dans le cadre du projet ».

Bien sûr ces 70 logements auront pour effet d’augmenter le nombre de logements sociaux de la Ville. Mais « cet effort » ne prévoyant que 20% alors qu’il en est requis 25%  aura également pour effet d’augmenter le retard de la Ville au regard de la loi Dufflot 1.

 

Sur les hauteurs des constructions :

Nous constatons que les hauteurs du bâtiment E ont été modifiées ce qui aura pour effet de diminuer leur impact sur le Clos de Pacy.

D’une manière générale, lorsqu’il est inscrit une hauteur R+3, R+4 etc. celle-ci comptabilise-t-elle l’étage en attique ?

Par ailleurs, nous constatons qu’il figure encore des informations erronées à la page 37 :

« Les hauteurs feront écho aux immeubles de la Cité Verte (R+12) et de la Résidence du Clos de Pacy (R+6 et R+10) »

Les tours de la Cité Verte ne font que R+10 et la partie la plus élevée du Clos de Pacy ne fait que R+8.

Cette information erronée rend plus plausible le « croquis d’ambiance hors partie Est » figurant à la page 43.

En effet la hauteur du bâtiment E (prévu à R+5 à l’époque) semblait ne faire que la moitié de la hauteur du bâtiment du Clos de Pacy lui faisant face (R+6).

Pourtant, la loi de la perspective aurait voulu à l’inverse que le bâtiment projeté qui est au premier plan paraisse presque aussi haut que celui du Clos de Pacy.

 

Evidemment ce n’est qu’un croquis mais celui-ci a eu pour effet de tromper les Sucyciens sur la hauteur comparative des constructions car ce document est affiché dans les lieux où l’information sur le projet est donnée.

 

Sur le stationnement :

Nous constatons que le nombre de places de stationnement d’un même parking fluctue suivant le but recherché. C’est particulièrement flagrant pour le parking de l’esplanade du château de Sucy.

Sous prétexte que les places de stationnement ne sont pas matérialisées il n’est comptabilisé que 90 places existantes alors que la CIRCAM, dans son tableau, précise que l’offre de stationnement sur cette esplanade est de 130 places.

Pour le même motif le nombre de places de stationnement sur parking devant l’espace JM Poirier passe de 60 à 50.

Le parking place Nationale passe de 43 à39.

Le stationnement rue des Fontaines serait « inexistant » alors qu’il y a un petit parking de 7 places à son intersection avec la rue M. Berteaux.

Le stationnement devant le Marché ne disposerait que de 26 places alors qu’il existe 39 places bien matérialisées etc…

 

En ne tenant compte que de ces éléments, la ZAC ne comptabiliserait que 359 places au lieu des 433 places existantes.

Soit une perte de 74 places alors qu’il n’est prévu qu’une place de stationnement par logement créé.

Ainsi chaque fois qu’un ménage disposera de plus d’un véhicule il devra chercher à stationner sur l’espace public.  

Cela nous promet de beaux jours quand on voit qu’actuellement des automobilistes sont déjà prêts à en venir aux mains pour une place de stationnement !

Il est évident qu’en de telles conditions de stationnement le commerce et le Marché vont prospérer…

 

Enfin, le fait d’utiliser le terme « création » de place de stationnement est inapproprié et trompeur lorsque ces places sont déjà existantes. C’est également le cas des places de stationnement dont le sol est en stabilisé. Le remplacement du stabilisé par de l’enrobé améliore notoirement le confort mais n’a pas pour effet de créer une nouvelle place de stationnement.

 

Pour Sucy Plus le 25 novembre 2017, le Président Jean-Claude BOURGEOIS.

                                          

URBANISME

(Suggestions du groupe « Notre parti c’est Sucy » déjà présentées aux Sucyciens lors des précédentes élections municipales de 2014….).

 

L’urbanisme est tout ce qui tend à faciliter la vie des citoyens, à les mettre en relation entre eux et avec les services de l’administration ; en usant de tous les facteurs que constituent son maillage routier, son architecture, ses logements, ses transports et ses services publics. En un mot, on peut dire que c’est ce qui fait notre vie quotidienne dans son aspect environnemental et relationnel.

À Sucy, dont les impôts locaux et fonciers sont extrêmement lourds, nous devrions bénéficier d’un environnement idéal, quasiment à tous points de vue… Hélas, il n’en est rien et il suffit d’habiter Sucy pour s’en rendre compte, ou d’écouter nombre de ses habitants lorsqu’ils se confient. Concernant l’architecture, on constate un zèle déplacé lorsqu’il s’agit de projets de particuliers qui ne portent pas atteinte à l’environnement, et des passe-droits révoltants lorsque la municipalité en place intervient directement ou se trouve partie prenante dans des projets qui ne peuvent passer inaperçus.

Exemples : les immeubles hideux de la Procession, dans un quartier essentiellement pavillonnaire, même s’ils comportent des aménagements intérieurs pratiques. On doit également se poser la question de savoir pourquoi le Maire en charge de l’intérêt de tous a laissé se construire un ensemble privé dont une partie fera tâche avec le Château, venant abîmer ses abords à moins de 100 mètres ? Comment a-t-on obtenu l’accord dérogatoire des « Monuments historiques » ? Comment  se fait-il que certains doivent faire face à l’intransigeance des services municipaux sur les permis de construire, alors que d’autres projets qui ne satisfont pas aux mêmes critères « passent » sans problème ? En ce qui concerne les voies de circulation, on peut s’interroger sur la lenteur avec laquelle on procède à la réfection des rues les plus dégradées. Compte tenu du niveau d’imposition des Sucyciens, toutes les artères devraient être en bon état.

 

  • Arrêt du projet immobilier mettant inévitablement le marché de Sucy en danger.
  • Créer un vrai centre-ville attractif et poumon économique de la ville (plus étendu) en reliant les différentes zones commerciales entre elles, augmenter l’espace piétonnier.
  • Élaborer une étude au cas par cas de chaque projet immobilier (particuliers ou promoteurs) en concertation avec les habitants du quartier concerné.
  • Augmenter le nombre de places de stationnement aux abords des habitations, pour accéder aux commerces.
  • Mettre certaines rues en sens unique afin de permettre le stationnement sur un côté.
  • Créer des aires de stationnement gratuit sur différents secteurs de la communauté d’agglomération reliées par des autobus desservant les gares de Boissy et Sucy. De cette façon, des places de stationnement seraient libérées sur les secteurs de la gare de Sucy-Bonneuil.
  • Urbaniser Sucy en préservant systématiquement les espaces verts.

Suivant les observations de Sucy Plus figurant au registre d’enquête :

 

SUR L’ETUDE D’IMPACT
ZONE D’AMENAGEMENT CONCERTE DU CENTRE-VILLE
(Commerce, Marché et Stationnement)

 

La Ville de Sucy va créer une nouvelle ZAC pour l’aménagement du Centre-ville.
Pour ce faire, elle est astreinte à la réalisation d’une concertation préalable et d’une étude d’impact. Les Sucyciens sont invités à faire part de leurs observations.

 

Dans le cadre de la précédente ZAC du Centre-Ville, de nombreuses études avaient été faites afin de redynamiser le commerce et le marché.

 

Même si des années se sont écoulées, les constatations et les préconisations qui y figurent sont toujours d’actualité et il aurait été souhaitable de s’en inspirer davantage.

L’étude du « Centre d’étude de la commercialisation et de la distribution » et celle de « l’assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie » portaient principalement sur le marché de Sucy.
Il y était précisé :
« le nombre de consommateurs pratiquant régulièrement le marché est élevé, particulièrement le samedi.
Malgré les nombreux parkings, la capacité d’accueil reste toutefois trop faible ce jour-là pour absorber le flux des automobilistes dès l’ouverture des portes. Aussi la clientèle a-t-elle tendance à stationner de manière très anarchique, ce qui complique la circulation et pose de réels problèmes de sécurité.

 

Plus d’un client sur deux (52%) vient faire ses courses en voiture. Le marché est en quelque sorte victime de son attractivité puisque la moyenne des chalands de la Région Parisienne qui se rendent au marché en automobile n’est que de 26 %.

 

Un stationnement difficile est la principale difficulté que rencontrent les clients du marché de Sucy-en-Brie. 58 % des clients motorisés déclarent avoir rencontré des problèmes pour se garer.
Ces difficultés sont particulièrement aiguës le samedi puisque 66 % des clients les ressentent contre seulement 30 % le mercredi. Les parkings sont souvent complets dès l’ouverture du marché le samedi.
Le temps de recherche d’une place de stationnement est souvent long :
– plus de 10 minutes pour 24 % des clients motorisés du samedi
– plus de 5 minutes pour 43 % d’entre eux le samedi.
Cette saturation provoque un certain nombre de stationnement « sauvage » qui n’améliore pas la fluidité de la circulation aux alentours des parkings, rendant parfois l’accès dangereux pour les piétons.
3 chalands sur 4 estiment que l’amélioration du stationnement à proximité du marché permettra de dynamiser l’activité.
Le stationnement apparaît donc, une nouvelle fois, comme un des éléments prioritaires du fonctionnement du marché »
L’étude du « CCIP-Val de Marne – Département développement Territorial » portait sur le dynamisme commercial du centre-ville de Sucy-en-Brie :
« Le stationnement : une entrave au développement du centre-ville :
70 % estiment que le nombre de places de stationnement est insuffisant en centre-ville.
En outre les parcs sont mal aménagés et par conséquent ne permettent pas une exploitation optimale de leur capacité.
Nombreux dénoncent le phénomène de voitures dites « ventouses » et le stationnement des riverains qui ne possèdent pas de parkings privés.

 

Les problèmes de circulation :
La circulation tant piétonne qu’automobile est insuffisamment organisée, en particulier sur la rue du Moutier. 81% estiment que le confort des piétons est mauvaise et 69 % que la circulation routière est mauvaise en centre-ville.
Les commerçants sont tous unanimes : la circulation automobile est indispensable à la survie du commerce de proximité, mais elle ne doit pas dissuader le piéton de parcourir les rue du vieux village.

 

Les habitants réclament des places de stationnement mais également des axes de circulation qui permettraient de désengorger le centre-ville les jours de marché et aux heures de pointe.
Le stationnement, que ce soit sur l’ensemble de la commune ou aux environs du marché laisse plus de la moitié des Sucyciens insatisfaits. Sur les principaux pôles d’attraction : le centre-ville, le marché, le centre commercial du Fort, les remarques des personnes interrogées sont acerbes. Il devient difficile de se déplacer en voiture et de stationner.
La commune de Sucy-en-Brie se prêtant peu aux déplacements à pied ou à vélo du fait de son relief (62 % des personnes vont faire leurs courses en voiture) il devient compréhensible que les immenses parkings des centres commerciaux des communes avoisinantes attirent.

 

Le succès économique du centre-ville ne peut être envisagé qu’avec le concours d’un stationnement à proximité immédiate des points de vente.
L’ACFCI-CECOD estime, (c’est un ordre de grandeur minimum en centre-ville) qu’il faut :
– 6 places pour 100m² de surfaces de vente (stationnement visiteurs de courte durée),
– 4,5 places par activité de service et 2,5 places par point de vente (stationnement longue durée des actifs et commerçants).
Ce besoin en stationnement s’ajoute à celui dit résidentiel, et au stationnement des actifs qui exercent dans le quartier des activités autres que commerciales.
Rappelons également qu’au-delà de 250 mètres à faire à pied pour se rendre à un point de vente, le stationnement est qualifié de dissuasif. Pour certains commerces de type boulangerie, on estime que quelques dizaines de mètres sont dissuasifs. »
Suivant l’étude de la SARECO :
« la plupart des personnes interrogées préfèrent attendre dans leur voiture qu’une place se libère à proximité du marché plutôt que d’aller stationner à une distance plus grande.
Le fait de stationner à proximité immédiate du marché leur permet devenir décharger les paquets dans la voiture et de continuer leurs courses en étant peu chargé.
La distance de marche à pied acceptable pour ce type de desserte est d’environ 150 mètres… La demande en stationnement lié au marché est de 400 places. »
Le besoin de stationnement pour les clients du marché est donc de 400 places dans un rayon de 150 mètres autour du marché.

 

 

« Les enquêtes ont démontré qu’environ 160 places d’utilitaires ou de VL sont à prévoir » pour le stationnement des commerçants.
Si le stationnement des commerçants se fait sur un site déporté, environ 40 postes de déchargement sont à aménager sur le site du marché.

Il est ensuite rappelé que pour offrir des conditions idéales d’accueil « il faut une forte proportion de stationnement à l’air libre. Si le parking futur du marché est souterrain ou couvert, il connaîtra une affluence moindre et le complément devra être trouvé en surface ».

 

Le rapport de SETEX et celui du Groupe DEDALE : confirment les précédents rapports.

 

LE PROJET ZAC DU CENTRE-VILLE 2016, au lieu d’améliorer le stationnement, va faire disparaître, au profit d’une opération immobilière (logements et commerces), les parkings de surface de la rue des Fontaines (115 pl.), de la rue Maurice Berteaux (30 pl.), de la Place Nationale (43pl.), de la poste (16 pl.), de la partie centrale de l’esplanade avant du Château de Sucy (130 – 64 = 66 pl.).
Soit une perte de l’ordre de 270 places.

Ces places de stationnements seraient remplacées par un parking souterrain de 180 places à réaliser sous le parking existant de la salle JMP et 15 places supplémentaires sur le parking de surface JMP.
Soit au final une perte de places de stationnement de l’ordre de 270 – (180 + 15) = 75 places de stationnement à condition que le deuxième niveau en sous-sol du parking à construire soit effectivement réalisable compte tenu de la nature des sols.

De plus, il n’est pas prévu de création de places de stationnement en surface pour compenser la moindre fréquentation des parkings souterrains.
D’après les enquêtes réalisées pour cette opération, la perte de fréquentation entre le stationnement de surface et le stationnement souterrain est de 30% en se basant sur le parking souterrain de la place du village (et de 20% par rapport à celui du marché/Monoprix qui lui n’est pas vraiment en souterrain).

 

Mais pour juger du bilan du stationnement dans le cadre de cette opération il ne faut pas se contenter de comparer le nombre de places de stationnement avant et après la réalisation de l’opération immobilière.
Il faut aussi vérifier si le nombre de places de stationnement privé à réaliser dans les nouvelles constructions couvrira les besoins engendrés.
Ce ne sera hélas pas le cas et de loin ! Et cela en violation des documents de planification qui pourtant s’imposent aux documents d’urbanisme de Sucy.

 

Il s’agit du « Plan de Déplacements Urbains Ile de France » et du « Plan Local de Déplacement de la Communauté d’Agglomération du Haut Val de Marne ».

Les dispositions du PDUIF visent notamment à ce que les politiques des Communes soient cohérentes et conformes avec les objectifs qu’il a fixés.

 

Les politiques de stationnement doivent jouer un rôle régulateur de l’usage des modes individuels motorisés sur la base des principes suivants :
• Permettre le stationnement des véhicules au domicile ;
• Limiter l’usage de la voiture pour les déplacements domicile – travail en fonction de la qualité de la desserte en transports collectifs ;
• Limiter l’occupation de l’espace public par les véhicules en stationnement, notamment les deux-roues motorisés, sur les trottoirs.

Pour y parvenir des Plans Locaux de Stationnement (PLS) devraient être élaborés.

Les Communes devront arbitrer entre les besoins de ceux qui y habitent, de ceux qui y travaillent, de ceux qui y consomment mais aussi de ceux qui ne font que de s’y arrêter notamment vers les stations des réseaux de transport.
Ces PLS devront notamment dissuader le stationnement des migrants et favoriser celui des résidents.
En effet, l’absence d’une offre résidentielle diurne suffisante ou à un coût admissible pour le budget peut inciter les actifs à utiliser l’automobile pour leur déplacement domicile-travail.
C’est pourquoi ces documents de planification stipulent que l’offre de stationnement privative aux résidents ne doit pas être restreinte.

Ils précisent que les Communes doivent apprécier la capacité du tissu urbain à satisfaire la demande de stationnement, mais qu’elles doivent aussi anticiper les évolutions en recensant les projets d’urbanisme et en en tenant compte.

Suivant le PDUIF, il faut prévoir, dans les bâtiments d’habitation, une offre de stationnement dédiée aux voitures particulières qui soit adaptée aux besoins.
Pour cela il faut inclure dans les PLU des normes de stationnement pour les opérations de logements qui soient compatibles avec les objectifs du PDUIF et du PLDCAHVM.

Il est déjà inscrit dans les PLU des normes minimales de places de stationnement à réaliser au sein d’une opération de logements.
Il faut y inscrire des normes planchers maximales qui ne pourront exiger la création d’un nombre de places de stationnement supérieure à 1,5 fois le niveau moyen de motorisation des ménages constaté sur la Commune.

Le PLU en vigueur ne prévoit qu’une seule place de stationnement par logement ou par tranche de 80 m² de Surface de Plancher.
Compte tenu de la taille des logements c’est toujours la règle «1 place de stationnement par logement » qui est appliquée.

Suivant le PLDCAHVM, le taux moyen de non motorisation des ménages à Sucy est de 14 % mais 35 % des ménages ont au moins 2 véhicules motorisés.
Il en ressort que le nombre moyen de voitures par ménage est de 1,27.
Mais ces calculs sont basés sur les statistiques de l’INSEE laquelle ne renseigne pas si les ménages qui ont au moins 2 véhicules en ont 2,3 ou 4 comme cela arrive.
Elle ne recense pas davantage les voitures de fonctions, les véhicules d’auto-entrepreneur, les voitures de service etc. qui sont garés au domicile et non dans l’entreprise…
C’est pour cela qu’il est utilisé des correctifs.
Il en découle que le plancher maximal de places de stationnement par logement à prendre en considération dans le PLU de Sucy est de 1,27 x 1,5 = 1,9 places/logement.
Ce plafond est déterminé de manière à ce que l’offre de stationnement privé n’excède pas les besoins.

 

Notre Commune doit donc mettre son PLU en conformité avec ces prescriptions.

Le Préfet du Val de Marne, lors de la modification n°1 du PLU avait demandé d’anticiper et d’intégrer les normes règlementaires du SDRIF et du PDUIF afin d’assurer la compatibilité avec les textes à venir pour lesquels les enquêtes avaient déjà eu lieu.

La commune avait refusé d’anticiper, tout en admettant de devoir dans un délai de 3 ans modifier ou réviser son PLU en fonction des différents plans à venir : le SDRIF, le PDUIF et le plan local de déplacement de la Communauté d’Agglomération du Haut Val de Marne.

 

Dans son rapport le Commissaire Enquêteur avait interrogé la commune sur ce point :
« La compatibilité avec le PDUIF a été posée, en particulier pour les places de stationnement. S’agissant encore d’un projet non approuvé, on pourrait se dire qu’on verra le moment venu de rendre compatible le PLU avec le PDUIF, mais si ce projet est en cours de finalisation n’aurait-on pas intérêt dès maintenant à assurer la compatibilité, au cas où il y aurait une réelle divergence. »

 

En réponse, Madame le Maire, avait pris l’engagement suivant :
« La Ville de Sucy-en-Brie a bien pris connaissance des dispositions du PDUIF et rendra compatible son document d’urbanisme dès que ce dernier sera adopté et opposable ».

 

La modification n°1 du PLU a été approuvée par délibération du Conseil Municipal lors de la séance du 14 octobre 2013.

Le PDUIF a été adopté le 19 juin 2014.
18 mois plus tard, la mise en compatibilité de notre PLU avec les prescriptions de ce document n’est toujours pas réalisée contrairement à l’engagement de notre Maire.

Comme les règles de notre PLU (une place de stationnement par logement ou par tranche de 80 m² de Surface de Plancher) ne sont pas adaptées car inférieures aux besoins réels en places de stationnement par logement, chaque nouvelle construction a pour effet de rejeter du stationnement, qui aurait dû être privé, vers les voies publiques et les parkings publics.

Il ne faudrait pas, qu’afin de favoriser le projet immobilier du Centre-Ville, cette mise en compatibilité avec le PDUIF ne soit réalisée qu’après la réalisation de cette opération.

 

Compte tenu du nombre important de logements (350) et de commerces qui seront créés dans le cadre de l’opération d’aménagement du Centre-Ville, le maintien des règles actuelles relatives aux places de stationnement exigibles par logement aurait des conséquences désastreuses sur le stationnement en Centre-Ville, qui se reporteront aussi sur la circulation.

 

Pour comparaison : le Plan Local de Déplacement de la Communauté d’Agglomération du Haut Val de Marne a établi un tableau comparatif des normes en vigueur relatives aux nombre de places exigées dans les différents PLU des villes voisines.
Noiseau : 2pl/logement, Ormesson : 2pl/logement, Chennevières : 2pl/logement, Plessis-Trévise : 2pl/logement, Boissy : 1,5 ou 2 pl/100m² de SHON. Seule la Queue-en-Brie prévoit 1 pl/ 80m² de SHON.

La future ZAC du Centre-Ville est située à plus de 500m de la Gare. Il n’y a donc pas lieu de minorer le nombre de place exigible par logement créé.

En application des règles actuelles du PLU le projet prévoit 350 places de stationnement pour 350 logements (il s’y ajoute les places visiteurs et commerces).

Si nous prenions le taux de 1,27 comme nombre de place de stationnement à réaliser par logement (mais celui-ci est inférieur au besoin comme nous venons de le démontrer) il faudrait construire 445 places privatives pour 350 logements.
Soit 95 places de stationnement de plus que le prévoit le projet.

Cela signifie que le déficit de stationnement par rapport à l’existant sera de l’ordre de : 270 places de stationnement de surface supprimées + 95 places manquantes pour le stationnement privatif – (180 + 15) places supplémentaires du parking JMP = 170 places.

L’application du taux plafond de 1,9 place de stationnement par logement entraînerait l’obligation de construire 665 places de stationnement dans les futures constructions au lieu des 350 prévues en application du PLU (il s’y ajoute les places visiteurs et commerces).
Soit 315 places de stationnement privatif de plus qu’il est prévu au projet.

Cela signifie que le déficit de stationnement sera de l’ordre de : 270 places de stationnement de surface supprimées + 315 places manquantes pour le stationnement privatif – (180 + 15) places supplémentaires du parking JMP = 390 places.

Si nous abaissions le taux jusqu’au taux moyen de 1,6 place par logement, le nombre de places de stationnement exigible pour 350 logements serait de 560 au lieu des 350 places prévues au projet.
Soit 210 places de stationnement privatif de plus qu’il est prévu au projet.

Il y aurait alors 210 voitures qui devraient chercher à se garer à l’extérieur de leurs immeubles. Ils occuperaient à eux seuls plus que le future parking souterrain JMP et son supplément de places en surface qui sont censés remplacer l’ensemble des parkings de surface que l’opération va faire disparaître !

Cela signifie que le déficit de stationnement par rapport à l’existant sera de l’ordre de : 270 places de stationnement de surface supprimées + 210 places manquantes pour le stationnement privatif – (180 + 15) places supplémentaires du parking JMP = 285 places.

Pourtant, la ville annonce au contraire la création de 320 places de stationnement. C’est inexact !
Pour ce faire elle additionne en tant que places de stationnement créées : les 60 places de stationnement existantes du parking de surface JMP qui seront refaites après l’achèvement du parking souterrain et les 64 places aux abords du Château qui seront également refaites.

Mais ces 124 places de stationnement existent déjà et ne peuvent être comptabilisées comme places de stationnement créées.

Il ne reste donc bien que 195 places nouvelles pour absorber les 270 places de surfaces perdues et les nouveaux besoins en stationnement public qui seront créés par les constructions projetées, faute de pouvoir les accueillir en stationnement privatif comme il se doit.
Les sucyciens, les commerces et le marché se trouveront ainsi privés de leurs parkings de surfaces sans avoir pour autant des parkings en nombre suffisant pour faire face aux besoins.

 

Alors que l’avenir du commerce en Centre-ville est l’objectif avancé pour justifier cette opération, et que le marché est présenté comme essentiel, il est évident qu’en refusant de mettre notre PLU en compatibilité avec le PDUIF, et en minorant le nombre de places de stationnement exigibles par rapport aux besoins, la Ville met délibérément leurs survies en jeu.
Il n’y a pas de commerce prospère lorsque le stationnement et la circulation posent problèmes.

 

Pourtant le PDUIF précise au contraire que : « pour préserver et développer l’attractivité commerciale des Centre-Villes il faut attirer les visiteurs en leur garantissant un stationnement de courte et moyenne durée au plus près des commerces et des équipements.
Le succès des centres commerciaux à la périphérie des villes réside, indépendamment de l’offre commerciale qu’ils proposent, surtout dans la facilité d’accès en automobile et de stationnement, qui les rendent particulièrement attractifs par rapport aux commerces des Centre-Villes confrontés à la congestion de la circulation automobile et du stationnement. »
Dans la zone du PLU concernée, il est prévu :
pour les commerces :
– Si la surface est inférieure à 150 m² : nombre de place non réglementé,
– Si la surface est supérieure à 150 m² : 1 place pour 60 m² de surface de plancher.

pour les bureaux/activités :
– Si la surface est inférieure à 300 m² : 1 place pour 80 m² de surface de plancher,
– Si la surface supérieure à 300 m² : 1 place pour 60 m² de surface de plancher.

Nous sommes donc très loin des préconisations du CECOD :
« L’ACFCI-CECOD estime, (c’est un ordre de grandeur minimum en centre-ville) qu’il faut :
– 6 places pour 100 m² de surfaces de vente (stationnement visiteurs de courte durée),
– 4,5 places par activité de service et 2,5 places par point de vente (stationnement longue durée des actifs et commerçants). »

La majorité des clients de ces nouveaux commerces devront alors stationner en utilisant les places de stationnement publiques au lieu des places privatives que les commerces, bureaux ou activités auraient dû réaliser en nombre suffisant pour ne pas pénaliser le stationnement du centre-ville.

En plus de la perte des parkings de surface pour sa clientèle, le marché verra également ses conditions de fonctionnement fortement dégradées.
Du fait de la construction d’immeubles en lieu et place de son parking de surface rue Maurice Berteaux, les camions des commerçants ne pourront plus utiliser celui-ci sur toute sa longueur pour le déchargement et le chargement.

Les camions et fourgons des commerçants devront rentrer dans les allées circulaires du marché et y stationner pour procéder au déballage et au remballage de leurs marchandises.
La longueur totale de ces allées périmétriques est de l’ordre de 200 mètres.

Pour le déballage et remballage l’espace occupé par un véhicule est bien supérieur à la longueur de celui-ci. Les portes arrière et les hayons sont ouverts ; il faut en plus un espace suffisant à l’arrière des véhicules pour la circulation des chariots etc…
Le nombre de véhicules pouvant stationner simultanément dans ces allées sera donc limité.
De plus l’allée nord ne fait que 4m50 de large ce qui est trop étroit pour que deux camions se croisent.
Pour ressortir de l’enceinte du marché, les véhicules stationnant sur l’allée nord devront attendre que tous aient fini de décharger ou de recharger pour pouvoir libérer la place et permettre à un autre groupe de véhicules de pénétrer à son tour.
Il faudra procéder ainsi plusieurs fois.

D’après les études précitées, à l’heure actuelle, le temps de déballage est de l’ordre de 3h30 et celui de remballage est de l’ordre de 1h45. Le déballage commence dès 4 heures du matin.
Les commerçants vont-ils accepter de venir encore bien plus tôt pour ensuite devoir attendre l’ouverture du marché à 9h ?
De plus la majorité des commerçants dits « volants » qui vendaient sur le parking du marché rue Maurice Berteaux vont perdre leur emplacement.

 

Les véhicules des commerçants du marché stationnent sur l’esplanade arrière du Château.
Comme la majorité des parkings de surface vont disparaître où se gareront les camions du marché lorsqu’il y aura des travaux sur la plateforme de la géothermie, une fête foraine ou toute autre festivité sur cette esplanade arrière ?

 

Lors de l’enquête de la SARECO, il y avait des travaux de géothermie sur cette esplanade. Malgré les parkings de surfaces, les premiers camions des commerçants étaient éloignés de 500 m du marché et les derniers arrivants à environs 1 km.
Cela sera bien pire après la réalisation de la ZAC.

 

Pour toutes ces raisons, l’avenir du marché n’est donc pas assuré malgré les travaux dont il va bénéficier.

Mais il n’y a pas que le commerce du centre-ville et le marché qui seront impactés par ce projet.

 

Si la Poste se trouve déplacée dans l’immeuble qui sera construit à l’emplacement de la Place Nationale, comment feront les clients qui s’y déplaceront en voiture pour y accéder et y stationner vu la proximité de cet important carrefour ?

A l’emplacement actuel de la Poste, les 16 places existantes de son parking sont déjà insuffisantes, mais les clients peuvent malgré tout s’y arrêter en deuxième file pour déposer un courrier dans les boîtes à lettres sans que cela gêne la circulation.
Il n’en sera pas de même à ce nouvel emplacement.

Une bonne partie des clients de la poste qui veulent déposer ou affranchir un courrier n’iront pas se garer sur le parking de surface JMP. Ils se mettront en double file et bloqueront la circulation.

Ce type de comportement est bien connu et d’ailleurs le Plan Local de Déplacement de la Communauté d’Agglomération du Haut Val de Marne précise que « le report de fréquentation de la voirie vers les ouvrages (de stationnement) n’est jamais complet : si les enquêtes de stationnement montrent une carence de stationnement dans une zone déterminée, il est fréquent de constater que la fréquentation du parc créé au cœur de cette zone sera très inférieure au déficit constaté.
Il faut y voir la préférence des usagers pour le stationnement sur voirie, en particulier pour les stationnements de courtes durées : compte tenu du temps passé par l’automobiliste pour se garer dans un parc, il est en effet illusoire de penser que celui-ci accepte de s’y rendre pour une très courte durée, même en profitant d’une plage horaire de gratuité destinée à permettre une course brève.
Dans la plupart des cas, l’automobiliste préférera encourir le risque d’une amende en laissant sa voiture à un emplacement sur voirie (même illicite), plutôt que d’aller dans un parc et, dans certains cas, d’avoir l’impression de doubler le temps de sa course. »

Il faudra créer impérativement un parking de surface spécifique à la Poste non prévu à ce stade.

Le parking souterrain et le parking de surface JMP seront desservis par la Promenade Edouard Garciot qui fait le tour du Tribunal d’Instance et aboutit à ses deux extrémités dans la rue Pierre Sémard.
L’un de ses deux accès servira pour l’entrée et la sortie du parking de surface JMP et le second servira pour l’entrée et la sortie du parking souterrain JMP.

A chaque fois qu’un automobiliste montant la rue Pierre Sémard voudra accéder à un de ces deux parkings JMP, il devra bloquer la circulation montante jusqu’à ce qu’une personne charitable le laisse traverser.

A chaque fois qu’un automobiliste sortant d’un des deux parkings JMP voudra quitter une des deux sorties de la Promenade Edouard Garciot pour reprendre la rue Pierre Sémard dans le sens de la montée, il lui faudra aussi bloquer la circulation descendante jusqu’à ce qu’une âme charitable le laisse passer.

Sachant que les parkings JMP devraient comporter au total 260 places de stationnement, que celui-ci devrait être de courte durée, et qu’à ce trafic il faut ajouter celui engendré par la future Poste et celui induit par les immeubles qui seront construits sur l’ancienne Place Nationale, il n’est pas difficile d’imaginer l’engorgement que cela va créer et qui va se rajouter aux difficultés de circulation déjà existantes.

 

En plus des problèmes de stationnement et donc de circulation que le projet d’aménagement du centre-ville va engendrer, les Sucyciens ne bénéficieront plus d’un stationnement de surface gratuit.
Nos parkings de surfaces étaient d’un usage aisé à toute heure alors que les parkings publics souterrains ont des horaires de fermeture qui limitent la possibilité d’utilisation.
Par exemple des Sucyciens se retrouvent parfois dans l’impossibilité de récupérer leur véhicule dans le parking monoprix.

Par ailleurs, les habitants du centre-ville n’ont pas la chance de disposer de places de stationnement privé dans leurs habitations. C’est un important problème pour eux et ils souhaiteraient que des places de stationnement dédiées soient réalisées.
Pourquoi alors chercher à minorer le nombre de places de stationnement privés à réaliser dans les nouvelles constructions ? Pourquoi ne pas prévoir des places supplémentaires qu’ils pourraient acquérir ou louer, par exemple dans les sous-sols des futures constructions de la Place Nationale ?

Enfin, suite à la disparition de presque tous les parkings de surface, où se dérouleront les fêtes en plein-air notamment la brocante de septembre ?

 

 

SUR L’ETUDE D’IMPACT
ZONE D’AMENAGEMENT CONCERTEE DU CENTRE-VILLE
(Densification, équipements scolaires, hauteurs des constructions, occupation des parkings, stationnement, circulation des bus, espaces verts, géothermie, air et nappe phréatique, assainissement, consultation du dossier)

 

Les premières remarques de Sucy Plus portant sur les conséquences de la réalisation de la future ZAC ont été rédigées avant la réunion publique de concertation et avant la mise à disposition du dossier de l’étude d’impact.

Lors de la réunion publique de concertation, notre Maire a nettement précisé que :
– le stationnement est un point capital : il ne peut être sous-dimensionné ;
– le marché doit être conforté : c’est l’un des plus beaux marchés du Val de Marne. Il ne faut pas le fragiliser. Le projet doit capitaliser sur ce véritable trésor ;
– l’offre de logements : elle est calibrée.

Nous sommes 100% d’accords avec les deux premières déclarations. Nous espérons que les actes seront en conformité avec les paroles.

 

Sur la densification :
La précédente ZAC multi-sites du Centre-Ville comportait : le site du village, le site Chaumoncel et le site du marché.
Sur l’ensemble de ces 3 sites il était prévu la réalisation de 350 logements et 2000 m² de commerces.
Il y a été réalisé 230 logements et des commerces dont Picard et Franprix.
Il ne restait plus qu’à réaliser 120 logements sur le site du marché et sur une partie du site Chaumoncel.
L’un des objectifs de cette ZAC était déjà à cette époque de relancer le commerce par l’apport de locomotives et de population.
Vingt ans après nous constatons hélas que la santé du commerce du centre-ville n’a jamais été en aussi mauvais état. L’apport de commerce supplémentaires et de population n’est donc pas une garantie.

 

Pour sa part, la future ZAC du centre-ville prévoit la réalisation de 350 logements soit autant qu’il en était prévu sur les 3 précédents sites. Il y aura donc une forte densification qui aura inévitablement des effets notamment sur le fonctionnement des équipements publics.
La ZAC multi-sites prévoyait un apport de population de 880 personnes pour 350 logements.
La nouvelle ZAC en prévoit 840 pour le même nombre de logements. Ce qui est cohérent.

En revanche, pour ce qui concerne les effets de la ZAC sur les équipements scolaires :
il était estimé que la ZAC multi-sites allait générer pour 350 logements une population scolarisable de :
– 74 enfants en maternelle ;
– 91 enfants en primaire.

Pour cette nouvelle ZAC avec le même nombre de logements, l’étude d’impact estime qu’elle va générer une population scolarisable de :
– 20 en petite enfance ;
– 20 enfants en maternelle ;
– 33 en primaire,

soit 3,5 fois moins que précédemment pour la maternelle et 3 fois moins pour le primaire.

La taille des futurs appartements ne peut justifier une telle différence :
22 000m² : 350 = 63 m² de SdP par logement.

Au regard de notre copropriété, dont la très grande majorité des résidents n’ont plus d’enfants scolarisables, nous constatons qu’il y a 20 enfants âgés au maximum de 11 ans pour 42 logements.
En appliquant ce ratio sur 350 logements cela donnerait 167 enfants âgés au maximum de 11 ans.
Ce qui est bien supérieur aux 73 enfants prévus dans la présente étude d’impact mais très proche de ce que prévoyait l’étude d’impact de la ZAC multi-sites.
Le nombre d’enfants scolarisables généré par la future ZAC serait donc nettement minoré par rapport aux prévisions de la précédente ZAC.

Mais suivant les statistiques 2012 de l’INSEE sur Sucy il y aurait :
– 857 enfants de moins de 3 ans,
– 1001 enfants de 3 à 5 ans,
– 1752 enfants de 6 à 10 ans,
– pour une population totale de 25 900 habitants.

En appliquant simplement ces ratios sur les 840 habitants de la future ZAC cela donnerait :
– 28 enfants de moins de 3 ans alors que nous manquons déjà de places en crèche,
– 33 enfants de 3 à 5 ans,
– 57 enfants de 6 à 10 ans.

Le nombre d’enfants scolarisable généré par la future ZAC serait donc nettement minoré.
Sur les hauteurs des constructions :
A la page 28 de l’étude d’impact il est précisé :
« les hauteurs varient entre R+2 et R+5. Les hauteurs les plus importantes sont situées au droit de l’avenue Winston Churchill et font écho aux immeubles de la Cité Verte (R+12) et de la résidence du Clos de Pacy (R+6 et R+10). »
Nous avons de forts doutes qu’il soit prévu de construire des R+2.
D’autre part était-il nécessaire, pour justifier la hauteur totale de 19 m prévue à l’emplacement du parking du marché, d’augmenter de 2 étages les hauteurs du Clos de Pacy
(R+8 et non R+10) et de la Cité Verte (R+10 et non R+12) ?

 

Sur l’occupation des parkings :
Deux enquêtes d’une journée ont été réalisées sur le stationnement, un jour ouvrable et un samedi.
Des enquêtes aussi ponctuelles n’ont qu’une valeur très relative. Pourtant leurs résultats sont pris comme s’il s’agissait d’une généralité.
Pour notre part nous sommes sidérés des taux d’occupation annoncés par TERRIDEV et CIRCAM pour certains parkings sur lesquels nous avons une vue directe et permanente : notamment celui de la Poste, du marché et de la rue des Fontaines.
Par exemple, nous sommes régulièrement dérangés par des coups de klaxon d’automobilistes garés à la poste et qui ne peuvent repartir car bloqués part des véhicules qui, faute de place, stationnent en deuxième file, voir en troisième.
Suivant Terridev ce parking ne serait jamais occupé à plus de 81% et encore seulement de 17h à 19h. Ce que nous démentons.

Pour sa part, la CIRCAM fait baisser artificiellement le taux d’occupation de stationnement en comptabilisant des places fictives car interdites par les règles de sécurité.
En effet cette société comptabilise 150 places de stationnement sur la terrasse géothermique du Château.
Mais en réalité, il y a des périmètres de sécurité de 20m autour des trois têtes de puits de géothermie pour risque d’explosion. En appliquant ces périmètres il serait peut-être possible de comptabiliser une quarantaine de places au lieu des 150 annoncées.

Le total de l’offre de stationnement public ne serait plus de 803 places de stationnement mais de 693.
En jour ouvrable l’occupation serait de 449 véhicules pour 693 places soit 65% (malgré les taux que nous avons précédemment contestés).
En jour de marché l’occupation serait de 730 véhicules pour 693 places soit 105% (malgré les taux que nous avons précédemment contestés).

Par ailleurs il est anormal de comptabiliser les places de stationnement privé du Clos de Pacy/Monoprix dans l’offre de stationnement public.

Enfin, compte tenu des règles de sécurité, il est évident que l’esplanade arrière du Château ne devrait pas accueillir le stationnement de tous les véhicules des commerçants du marché comme cela se fait pourtant actuellement (environ 80 camions et VL).
Il faut donc un emplacement de surface supplémentaire pour ces véhicules.

Comme nous l’avons déjà dénoncé dans nos premiers écrits, on ne peut prétendre que : « l’opération d’aménagement prévoit la création d’environ 320 places de stationnement afin de satisfaire ses besoins propres » sans tromper les Sucyciens.

Pour ce faire elle additionne en tant que places de stationnement créées : les 60 places de stationnement existantes du parking de surface JMP qui seront refaites après l’achèvement du parking souterrain et les 64 places aux abords du Château qui seront également refaites.

 

Mais ces 124 places de stationnement existent déjà et sont utilisées. Elles ne peuvent être comptabilisées comme places de stationnement créées.
Les seules places qui seront peut-être créées sont les 180 places en souterrain et les 15 places supplémentaires en surface du parking JMP.
Mais ces 195 nouvelles places doivent compenser les 270 places (ou 289 suivant les comptages) de nos parkings de surface qui seront cédées gratuitement à l’aménageur pour y réaliser les constructions projetées.

 

Le projet ne crée donc pas 320 places mais supprime au contraire au moins 75 places de stationnement public en surface. A ce déficit il faut ajouter un déficit bien plus important : celui généré par l’insuffisance de l’offre de stationnement privé dans les nouvelles constructions.
Il ne faut pas oublier aussi celui qui sera généré par le remplacement de nos parkings publics de surface par un parking en sous-sol dont l’occupation sera bien moindre (exemple parking municipal sous la place face au château).
Vu l’expérience de la sous-utilisation du parking municipal pourquoi la généraliser ?

 

Sur les Bus et la circulation :
La Communauté d’Agglomération signale plusieurs « points dures » qui impactent la circulation des bus et la circulation générale.
Le PDUIF demande que la circulation soit améliorée en libérant autant que possible les voiries. Pour cela il faut que les véhicules des futurs habitants du centre-ville puissent stationner dans les sous-sols de leurs immeubles plutôt qu’en linéaire de voirie.
Cela permettrait ainsi de limiter les mauvais stationnements et surtout le stationnement en deuxième file qui a pour effet d’immobiliser parfois les bus pendant plusieurs minutes.

 

Sur les espaces verts :
Le tableau comparatif « bilan des surfaces avant/après projet » est incompréhensible car erroné.
A partir des documents graphiques figurant au dossier d’étude d’impact nous avons tenté de recalculer les surfaces d’espaces verts avant et après projet en utilisant un logiciel de DAO.
Contrairement au tableau comparatif, nous avons trouvé une perte d’espaces verts modérée sur l’ensemble de la ZAC.

 

En ce qui concerne les arbres, on ne peut raisonnablement comptabiliser et comparer des arbres existants de haute tige avec de jeunes arbres à planter.
Les effets sur la qualité de l’air n’en sont pas les mêmes.

 

Sur le mode de chauffage et la géothermie :
Suivant l’étude d’impact le mode de chauffage des nouvelles constructions serait la géothermie. La Ville s’avance un peu vite et d’ailleurs les Sociétés SOGESUB et COFELY se sont bien abstenues de répondre à la question et à juste titre.
Depuis plusieurs années la SOGESUB doit faire face à d’importantes pannes qui la contraignent à stopper la production de géothermie et à produire la chaleur à partir du gaz.

 

Contractuellement la part géothermie doit représenter au moins 70% de la mixité énergétique. En 2014 ce taux est tombé à 56%.
En dessous de 50% la TVA passera de 5,5% à 20% !
A cela se rajoute le fait que de nombreux abonnés se plaignent désormais d’être mal chauffés.
Ils ont de forts doutes qu’en l’état actuel notre réseau de géothermie ait la capacité de chauffer ces 350 logements et les commerces.

 

Sur les pollutions de l’air et de la nappe phréatique :
Les études figurant au dossier ont totalement fait l’impasse sur les menaces de pollution des nappes phréatiques par les fuites sur les 3 puits de la géothermie.
Par exemple en 2011 il y a eu des fuites à 33m, entre 406 et 416m, entre 760 et 770m, entre 1484 et 1504 m de profondeur.
Chaque sinistre s’accompagne en plus de rejet d’eau géothermale extrêmement agressive dans les réseaux d’assainissement et de dégazage, notamment d’H2S particulièrement dangereux.

 

Sur l’assainissement :
Il est prévu que les eaux pluviales soient retenues au maximum sur la parcelle.
Nous avons quelques craintes : la nappe phréatique est peu profonde dans le secteur et il existe des sources et des résurgences (même sur la voirie de la rue Maurice Berteaux/Winston Churchill).
A l’emplacement du Clos de Pacy et du marché se trouvait une ferme avec une mare.
Nous avons également vu la construction de la poste. L’entreprise a perdu beaucoup de temps à lutter contre les roches et à pomper l’eau qui ne cessait d’affluer.
Les rues des Fontaines et Montaleau ne portent pas ce nom pour rien.

Alors que l’imperméabilisation des sols va augmenter de 17%, il est peu probable que ceux-ci puissent absorber les eaux pluviales générées par ce projet.

 

Sur la consultation du dossier d’étude d’impact :
La Ville a adressé à l’autorité environnementale le dossier d’étude d’impact en version papier et en version dématérialisée.
Comme la Ville disposait de cette version dématérialisée pourquoi ne pas l’avoir mis sur son site afin que tous les sucyciens qui le souhaitent puissent consulter ce volumineux dossier aisément ?
Il n’était mis à leur disposition qu’un seul exemplaire du dossier alors que la plupart des sucyciens ne pouvait le consulter que le samedi matin…

 

De même, au carrefour Winston Churchill/Georges Pompidou il se trouve de grandes banderoles qui informent les sucyciens de tous les évènements à venir ou en cours (cela va du conseil municipal jusqu’aux moindres spectacles).
Par ces banderoles, il n’y a eu aucune information sur le réaménagement du centre-ville, ni sur la réunion publique de concertation, ni sur l’enquête sur l’étude d’impact.
Nous constatons que la très grande majorité des Sucyciens ignorent jusqu’à l’existence de ce projet.

 

C’est dommage, la démocratie et la transparence y auraient gagné.